Une sociolinguiste canadienne de renommée internationale, Monica Heller, en conférence à Brest
Ses travaux portent sur les liens entre langage, idéologie et identité : en tant que sociolinguiste, elle considère la langue comme un fait social parmi d’autres. Dans un cadre de contacts permanents du français et de l’anglais au Canada, elle a montré, à travers de nombreuses enquêtes de terrain, que le langage est un des facteurs des inégalités sociales.
Monica Heller est professeure à l’université de Toronto. Elle a été présidente de l’American Anthropological Association(AAA) de 2013 à 2015 : elle est la première et la seule femme à avoir dirigé cette institution. Elle est actuellement éditrice de la revue de référence internationale Journal of Sociolinguistics.
Sa bibliographie est impressionnante et, dans un ouvrage en français qui a connu un joli succès, Éléments d’une sociolinguistique critique (Paris, Didier, 2002), elle a théorisé son approche novatrice de la sociolinguistique, qui fait d’elle une des références internationales dans ce champ scientifique.
La conférence de Monica Heller aura jeudi 6 février, à 17 h, en salle C 219 de la faculté des Lettres Victor Ségalen, à Brest. Son intervention portera sur
- Mobilités et ancrages dans la construction de la francité nord-américaine.
C’est la deuxième fois que Monica Heller vient à Brest. Elle y était déjà venue en avril 2013 comme membre du jury, lors de la soutenance de thèse de Gaëlle Violo.
Sa thèse a été publiée depuis, en 2017, sous la forme d’un ouvrage de 317 pages et sous le titre « Transmettre la langue bretonne. Regard d’une ethnologue » aux éditions du Centre de recherche bretonne et celtique, précisément dans la collection « Thèses ». Cette question de la transmission du breton retient l’attention de beaucoup aujourd’hui en Bretagne.