Kemener L'OMBELLE_2-4 ©C’est une bonne nouvelle : Y.F. Kemener répète en ce moment un spectacle qui sera présenté à la Maison de Poésie, à Paris, du 5 au 30 octobre : "L'ombelle du Trépassé", du metteur en scène et auteur Jean Lambert-wild. Cette rencontre va immerger le spectateur dans la création contemporaine dont est pétri l’univers de J. Lambert-wild, à travers l’héritage musical essentiel et singulier porté par la voix du chanteur breton.
L'ombelle est une inflorescence : se reporter au dictionnaire pour une définition complète, s'il y a lieu. Ce que dit le philosophe Michel Onfray de ce spectacle à venir est cosmologique :

  • Jean Lambert-wild chante et s’inscrit dans le lignage primitif des poètes de la généalogie du monde : les eddas, les genèses, les sagas. Dans L’Ombelle du Trépassé, il psalmodie un monde celte. Pas seulement à cause de la langue bretonne, mais en regard du monde créé : un univers de genêts jaunes et de mer sombre, d’embruns épais et de géologies grises.

Kemener L'OMBELLE_2-8Jean Lambert-wild, qui est directeur du CDN - La Comédie de Caen, avait envie depuis très longtemps de travailler avec Yann-Fañch Kemener, après l'avoir entendu chanter dans une chapelle du Morbihan. Il souhaitait donc affirmer avec lui "une certaine idée poétique" :

  • Sa voix vient d’un monde souterrain. Un monde qui existe mais qu’on n’entend plus, avec lequel on ne communique plus. Peut-être n’avons-nous pas actuellement envie de trouver les portes d’entrée de ces souterrains-là. Ce que chante Yann-Fañch Kemener, ce n’est pas qu’un folklore breton : c’est un état du monde, une relation au monde, le fait que les hommes s’appellent et appellent les mystères.

Juché sur une colonne
"L'ombelle du Trépassé" se présente donc comme un travail sur la voix, sur l’oralité de la poésie :

  • Quand une voix se pose sur nous, il y a un contact physique : elle agit comme une caresse. Ce qui est intéressant chez Yann-Fañch Kemener, c’est cette dimension tactile qu’a sa voix. Quand il parle, il y a derrière son vibrato des hommes, des femmes, des enfants, qui ont disparu depuis longtemps.

Yann-Fañch Kemener sera seul en scène. Juché sur une colonne, tel un anachorète s’adressant au public, il oscillera au rythme du verbe et du son.

Le texte est de Jean Lambert-wild, avec des incursions de chants en breton.
Spectacle créé avec le soutien de la région Bretagne.
A découvrir nécessairement : du 5 au 30 octobre 2011, du mercredi au samedi à 20h et les dimanches à 16h.
Maison de la Poésie : Paris Passage Molière, 157 rue Saint Martin 75003 Paris. M° Rambuteau - RER : Les Halles
www.maisondelapoesieparis.com
Réservations/Renseignements : 01 44 54 53 00
© photos : Tristan Jeanne-Valès