Le blog "langue-bretonne.org"

11 août 2020

600 000 : une belle fréquentation

Brest-2008-dre-lien

Oui, le blog www.langue-bretonne.org a franchi le cap des 600 000 visiteurs. Cela veut dire que la question de la langue bretonne intéresse et qu’elle représente un vrai sujet de société, auquel s’intéressent aussi la presse écrite et différents autres médias bien sûr. Mais il n’y a sans doute pas beaucoup de blogs ou de sites spécifiquement consacrés aux questions relatives à cette langue qui puissent faire état d’une telle audience. Elle s’affiche en temps réel sous le calendrier, colonne de droite.

Même en période estivale, le blog reçoit plus d’un millier de visiteurs par semaine. Par moment, c’est beaucoup plus. Ce qui est également épatant, c’est qu’il génère régulièrement des commentaires : voyez la liste des derniers à avoir été publiés, colonne de droite également. En outre, des lecteurs me contactent fréquemment pour toutes sortes de renseignements, que je fournis volontiers s’ils sont de mon domaine de compétence. 

Coïncidence : c’est en août 2008 que j’ai lancé le blog. Ce mois d’août est doncégalement celui d’un anniversaire qui témoigne, vous en conviendrez, d’une certaine constance et d’une réelle persévérance. Mine de rien, ce sont plusieurs centaines de posts — plus de 800 — et un nombre incalculable d’illustrations que j’ai mis en ligne durant tout ce temps. Ça ne s’improvise pas. Je sais, je n’ai publié aucun nouveau message depuis quelques semaines. Je vous rassure, je m’y remets.

En tout cas merci à vous pour votre intérêt, que vous soyez lecteurs fidèles ou de passage. Merci à ceux qui me font part de leurs commentaires. Merci enfin à ceux qui ont répondu de temps à autre à mes sollicitations et qui ont bien voulu me transmettre leur contribution sur telle ou telle thématique.

Dalhom krog ! On continue.

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03 juin 2020

Inattendu : l’artichaut de Bretagne dans une pub d’Amazon

Amazon artichaut-1

Elle ne vous a sans doute pas échappé puisqu’elle paraît en pages entières dans nos quotidiens régionaux et nationaux. Il est tout de même curieux qu’une des sociétés les plus puissantes au monde et l’une des plus grandes capitalisations boursières du moment aie tout à coup besoin de jouer à ce point sur une image de proximité.

Le choix d’Amazon de mettre la Provence et la Bretagne en avant dans sa pub est assez emblématique. La première est citée pour ses parfums et la seconde pour ses saveurs. La Provence est symbolisée par un savon de lavande et la Bretagne par un artichaut. C’est ainsi que le groupe américain se représente l’une et l’autre région.

Est-ce à dire que ces produits sont parfaitement représentatifs de leur identité ? Dans une certaine mesure, oui. Mais personne en Bretagne ni aucun office de tourisme n’avait jamais pensé utiliser l’image d’un produit aussi simple que l’artichaut,  un produit non élaboré de surcroît, pour en assurer la promotion. 

Artichauts chez Josette 2 - 1

En matière d’artichauts : faire la différence !

La promotion de quoi, au fait ? Pas de l’artichaut en tout cas, puisqu’il n’y en a pas à vendre sur le site d’Amazon, je l’ai vérifié. En plus, si on regarde bien la photo de l’artichaut, c’est un violet. On en cultive certes en Bretagne et plus précisément dans le Léon, ainsi que du petit violet, mais pas depuis bien longtemps. 

La variété historique, c’est le camus, la plus cultivée aussi ! On peut y ajouter son cousin, le castel, plus récent, plus charnu et plus rond : voyez sur la photo ceux qu’on trouve en ce moment Chez Josette, magasin de fruits et légumes à Plouarzel, Finistère nord. Ce n’est pas le même artichaut ! Amazon ne s’embarrasse pas de telles subtilités. 

Personne ne se plaint pourtant qu’il fasse ainsi la promotion de la Bretagne et d'un légume qu'il ne vend pas encore : ni les élus, ni les professionnels du tourisme, ni les producteurs d’artichauts, personne ne commente. Si le géant américain du commerce en ligne l’a fait, ce n'est pas de la générosité, c’est qu’il y trouve son compte et qu’il y voit un intérêt pour son image. Il fournit lui-même la clé de compréhension de sa démarche en se targuant de vendre les meilleurs produits français issus de milliers de petites et moyennes entreprises françaises. Vu comme ça, le discours paraît séduisant. À voir.

Consommer local ? Le paradoxe du moment

Tout le monde a pensé qu’à l’occasion de la pandémie nous avons appris à consommer local et que nous allons continuer à le faire, c’est ce qu’on entend sur tous les tons depuis l’annonce du déconfinement. Est-ce si sûr ? Les plus grandes sociétés sont parfaitement réactives, y compris déjà sur ce créneau-là. Il ne va pas être si facile de les contourner ! 

Amazon a connu quelques déboires pendant le confinement, et il a bien fallu qu’en France elle ferme ses entrepôts pour se conformer aux décisions de justice. Cela ne l’a pas empêché de continuer à commercer à partir de pays voisins. C’est l’un des paradoxes du moment : les restaurants et les commerces considérés comme n’étant pas de première nécessité ont dû rester fermés pendant près de trois mois. Pendant ce temps-là, le chiffre d’affaires du commerce en ligne tout comme celui des supermarchés n’a fait que progresser. Mais sous prétexte de protéger notre santé, et c’était une raison valable, on a concrètement favorisé l’essor d’un certain capitalisme commercial.

L'économiste Daniel Cohen explique que la tendance va être à la relocalisation. Il dit aussi que, par ailleurs, Amazon et Netflix sont les grands gagnants du confinement. Si demain, dans six mpois, dans deux ans, Amazon se décide à vendre de l'artichaut breton, ira-t-on toujours au marché local ou même dans le supermarché du coin pour en acheter ? En plus, il serait capable de le proposer avec son sachet de vinaigrette, comme la dose de soja pour les plats chinois. À moins que la SICA de Saint-Pol-de-Léon n'en prenne l'initiative d'ici là…

01 juin 2020

Minervois bio : portes ouvertes du Château Coupe-Roses à Ploulec'h dans le Trégor

Jean Le Calvez hag e verh Françoise -4

Jean Le Calvez, trégorrois bretonnant, a quitté la ferme familiale de Ploulec'h dans les années 1950, pour se marier et s’installer dans le département de l’Hérault, en pays minervois dans la commune de La Caunette, à quelques kilomètres de Minerve, l’un des plus beaux villages de France.

Là-bas, il s’est investi dans le développement du vignoble de sa belle-famille, estampillé Château Coupe-Roses, obtenant différents prix pour la qualité de son vin. J'avais eu l'occasion de tourner un documentaire d'une vingtaine de minutes tout en breton avec lui lors des vendanges de 1987, avec l'équipe du journal "An taol-lagad" pour FR3. Depuis, nous n'avons pas perdu le contact. Ça se comprend.

Un week-end aux couleurs du Sud

Sa fille Françoise et son conjoint Pascal Frissant, ainsi que ses petits-enfants, Sarah et Mathias, ont depuis poursuivi l'aventure et assuré la transition vers le Minervois bio.

Avant l’été, ils proposent un week-end portes ouvertes du Château Coupe-Roses à Ploulec'h, à mi-chemin entre Lannion et Plestin-les-Grèves, du vendredi 12 au dimanche 14 juin. Toute la gamme de leur production sera proposée, en blanc, rouge et rosé. 

Mais aussi des nouveautés : des vins nature, dont l’un élaboré à partir de vieux cépages occitans, un nouveau rosé très pâle et fruité, ainsi que de l’eau-de-vie de vin et de l’huile d’olive issue de leur oliveraie. 

Ce sera donc dans le Trégor un week-end aux couleurs et aux saveurs du Sud. Comme il est d’usage, les dégustations seront offertes dans le cellier.

Une innovation : drive ar gwellañ gwin

En raison du Covid, une formule particulière sera toutefois proposée à ceux qui le souhaitent : un « circuit » sur le site de Kerdaniel, sous l’appellation de drive ar gwellañ gwin [Le drive du meilleur vin], de façon à charger la voiture sans avoir besoin de descendre si on ne le souhaite pas. Dans ce cas, il convient de passer commande à l’avance sur internet ou de télécharger ci-dessous l'invitation et la carte des vins.

Les portes ouvertes se dérouleront sur le site de Kerdaniel, à un kilomètre en contrebas du bourg de Ploulec’h, le vendredi 12 de 18 à 20 heures, le samedi 13 et le dimanche 14 de 10 à 19 heures.

Photo ci-dessus : Jean Le Calvez, aujourd'hui 93 ans, et sa fille, Françoise Frissant, lors d'un récent séjour à Ploulec'h.

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26 mai 2020

Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne : le congrès du centenaire reporté

Congrès Pornic 2017 Isbled Joret-1

À chaque jour son lot d’annulations pour raison de pandémie et de Covid-19 : c’est au tour des historiens d’annoncer que leur congrès prévu comme devant se dérouler à Rennes du 8 au 12 septembre prochain n’aura pas lieu à cette date-là. Bruno Isbled, le président de la SHAB, vient d’adresser un courrier aux adhérents pour leur annoncer qu’il est reporté d’un an. Le bureau en a pris la décision en accord avec l’administration des Champs libres, l’équipement culturel rennais où il devait se tenir.

  • "L’incertitude persistante sur la possibilité même de tenir le congrès, écrit-il, et dans le cas où il se tiendrait, sur les conditions de sa tenue (gestes barrière, usage d’un siège sur deux, port du masque…), les incertitudes sur l’hébergement nous ont amenés à prendre à regret cette décision."

Congrès Vannes 2019-1

Le bilan d’un siècle d’historiographie bretonne

La décision n’a pas été facile à prendre, car ce congrès 2020 devait être celui du centenaire de la création de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne. Mais, explique également le président Isbled, "la SHAB ne pouvait prendre le risque de gâcher son centenaire par un congrès au rabais. La convivialité, inhérente à nos congrès, aurait été absente de celui-ci."

Il s’annonçait effectivement comme un congrès exceptionnel, car il devait se dérouler sur cinq jours pour marquer l’événement. Un programme prestigieux était en cours de finalisation, prévoyant l’intervention d’une quarantaine des meilleurs chercheurs et experts des différents champs de l’histoire de Bretagne, depuis la période des origines jusqu’à nos jours. Le congrès devait apparaître comme le bilan d’un siècle d’historiographie bretonne.

Il va juste falloir patienter un an avant de découvrir le programme définitif, ainsi que la date exacte du congrès. D’autant que le SPACE, événement agricole de réputation internationale et lui aussi reporté, est déjà calé sur la période du 11 au 17 septembre 2021 et qu’il attire des milliers d’exposants et de visiteurs à chacune de ses éditions à Rennes. Selon la date choisie par la SHAB, il faudra être très malin pour trouver un hébergement à Rennes à cette période-là ! Par ricochet, le congrès 2021 initialement prévu à Carhaix n’y aura donc lieu qu’en 2022.

Autre conséquence du report : la SHAB, ayant l’habitude de publier chaque année les actes de ses congrès sous forme d’un fort volume de Mémoires, pouvait-elle ne rien publier en 2021 ? Le bureau a considéré que ce ne pouvait pas être la cas et envisage d’ores et déjà de définir la thématique d’une sorte de congrès 2020 virtuel dont les contributions pourraient aisément fournir la matière des Mémoires 2021, ce qui assurerait la continuité d’une publication annuelle de référence.

D’ici là, le volume des Mémoires 2020 doit sortir prochainement, au début du mois de juin. Il y sera question d’une part de l’histoire de Vannes et de son arrière-pays, d’autre part de l’histoire de l’enseignement en Bretagne. Pour se le procurer, se rendre sur le site de la SHAB, tout simplement.

  • À lire sur le même sujet, sur ce blog : Dernier congrès à Vannes avant celui du centenaire.
  • Photos : 1. Bruno Isbled, le président de la SHAB, et Éric Joret, chargé de l'organisation des congrès, en discussion lors du congrès de Pornic en 2018.
  • 2. Une partie des congressistes de la SHAB devant l'Hôtel de ville de Vannes lors du congrès 2019. 

20 mai 2020

Les atlas linguistiques : l’expérience irremplaçable de Jean Le Dû

Par Guylaine Brun-Trigaud

Jean Le Dû Atlas par F

La nouvelle de la disparition de Jean m’a fait l’effet d’une chute dans le vide… Puis une immense tristesse a fait place à l’incrédulité : Jean n’était plus là, il était parti sans dire “Salut !”, comme il le faisait à la fin de chacun de nos fréquents appels téléphoniques. C’était le point final de près de trente ans de travaux en commun et de complicité.

  • Photo ci-dessus : William Labov et Jean Le Dû lors d'un colloque à Lyon, en mars 2009. Photo F. Jejcic.

Premières rencontres

J’ai croisé Jean pour la première fois en mars 1987 à Paris, lors d’une intervention dans le cours de dialectologie des Hautes Études alors que je préparais ma thèse. 

En 1989, il devint directeur du GRECO (Groupe de Recherches Coordonnées) des Atlas linguistiques régionaux et il se retrouva à la tête d’une entreprise qui avait reçu l’injonction de prendre le virage de l’informatisation, et, il faut le dire, cela s’est avéré plus difficile que prévu. Deux chantiers étaient alors en cours :

  • la saisie des données pour la poursuite de la publication des atlas 
  • et la confection d’un index regroupant la totalité de leurs données lemmatisées. 

En 1993, dans un courrier adressé à l’ensemble des participants du GRECO et aux vacataires, dont je faisais partie à l’époque, il faisait le constat du "manque de bras" pour mener à bien ces deux missions : je lui proposais alors les miens. Aussitôt, il me confia la coordination sur les index et cela fut le début d’une collaboration qui s’avéra longue et fructueuse.

 

Atlas-linguistique-France

Ma découverte des cartes de François Falc'hun

Ainsi, lors d’un colloque à Brest en 1997, Jean me fit découvrir un trésor conservé précieusement au CRBC : 2 000 cartes manuscrites confectionnées par l’abbé Falc'hun à partir de l’Atlas linguistique de la France. C’était le début de l’aventure qui nous mena, avec Yves Le Berre, aux Lectures de l’Atlas linguistique de la France paru au CTHS (Comité des travaux historiques et scientifiques) en 2005, pour lequel j’ai réalisé plus de 800 cartes dans l’esprit initial de celles de Falc'hun.

Sa rencontre avec un certain William Labov

C’est d’ailleurs cet ouvrage que Jean a glissé à un certain William Labov alors que nous participions à un colloque à Lyon en 2009 (photo ci-dessus), ce qui lui valut d’être invité à Philadelphie au domicile de W. Labov, pendant l’un de ses séjours aux États-Unis. 

L’Atlas des Petites Antilles

À la même époque, Jean m’apprit qu’il avait saisi les données pour un atlas créole dont il avait dirigé les enquêtes et qu’il avait besoin de conseils pour faire les cartes… Évidemment, de fil en aiguille, je me suis retrouvée “embarquée” dans cette nouvelle aventure qui nous conduisit à la publication des deux volumes de l’Atlas linguistique des Petites Antilles (CTHS 2011 et 2013).

Jean Le Dû Atlas par Guylaine-1

Nos derniers travaux en commun

Nous avons écrit plusieurs contributions ensemble (une bonne quinzaine), et notamment la synthèse romane des dénominations de la pie, dans le cadre de l’Atlas linguistique roman, dont les membres s’associent tous à notre peine aujourd’hui.

Enfin, ces derniers temps, après m’avoir conseillé pour la rédaction de mon dernier livre sur Les parlers de la Creuse, il avait commencé la préparation d’un ouvrage sur le breton, fruit de ses réflexions sur un thème qui lui tenait tant à cœur et qui aurait été illustré de cartes synthétisées à partir de NALBB (Nouvel atlas linguistique de la Basse-Bretagne). Hélas, ce travail ne verra pas le jour.

Plus qu’un collègue, plus qu’un modèle (il n’aurait pas aimé le mot “maître”), je déplore la perte d’un ami très cher, toujours à l’écoute et soucieux des autres, toujours ouvert à une discussion sérieuse ou plus légère, et surtout plein d’une expérience irremplaçable. 

“Salut Jean !”

Guylaine Brun-Trigaud

  • Photo ci-dessus : Marie-Rose Simoni-Aurembou et Jean Le Dû, lors du  colloque ALiR (Atlas linguistique roman) à Ovada (Italie), 2006. Photo Guylaine Brun-Trigaud.

Qui sont-ils ?

  • Guylaine Brun-Trigaud, ingénieure au CNRS dans le laboratoire Bases, Corpus, Langage à l’Université de Nice-Côte d’Azur. Elle est dialectologue et collabore au Thesaurus occitan. Elle s’intéresse particulièrement au lexique et à la dialectométrie. Elle est également spécialiste des représentations cartographiques et co-auteur avec Jean Le Dû de plusieurs atlas linguistiques. 
  • Merci à elle de m’avoir proposé cet éclairage sur l’implication de longue haleine de Jean Le Dû pour l’avancement et la réalisation des projets d’atlas linguistiques en France, y compris l’outre-mer, et en Europe. Ainsi que de m'avoir transmis les photos de Jean Le Dû en compagnie de William Labov (un scoop !) et de Marie-Rose Simoni-Aurembou. FB.
  • William Labov (1927-) est Américain. Il est l’un des fondateurs de la sociolinguistique. Sa thèse, qu’il a soutenue en 1966, portait sur "The Social Stratification of English in New York City Department Stores". Il est l’un des spécialistes les plus réputés parmi les linguistes dans le monde.
  • François Falc'hun (1909-1991) a été professeur d’université à Rennes, puis à Brest. Pour sa thèse secondaire, il avait travaillé sur le système consonantique du breton et pour sa thèse principale sur l’histoire de la langue bretonne d’après la géographie linguistique (plusieurs fois rééditée, avec des mises à jour).
  • Marie-Rose Simoni-Aurembou (1936-2012) a été directrice de recherche au CNRS. Elle était une spécialiste de philologie romane et de dialectologie, membre important de l’Atlas Linguistique Roman.

Pour en savoir plus

  • Guylaine Brun-Trigaud, Yves Le Berre, Jean Le Dû. Lectures de l'Atlas linguistique de la France de Gilliéron et Edmont. Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, 2005, 363 p., 513 cartes.

18 mai 2020

Jean Le Dû en rediffusion sur Radio Kreiz Breizh et sur les autres radios associatives bretonnantes

Jean Le Dû & Jean-Pierre Guyader-1

Jean-Pierre Le Guyader, l'irremplaçable animateur du programme "Tud deus ar vro" [Des gens d'ici] sur RKB, me signale qu'il a retrouvé dans ses archives une interview de l'universitaire brestois qu'il avait réalisée à l'occasion de la sortie de son dictionnaire du breton de Plougrescant en 2012. Il l'avait déjà croisé l'année précédente au Vieux-Marché (photo ci-dessus) pour "Du café vous aurez ?", que les éditions Emgleo Breiz venaient de rééditer dans une nouvelle présentation (photo). 

L'interview sera rediffusée demain matin, mardi 19 mai, à 9 heures 30 sur RKB et simultanément sur les autres radios associativces de langue bretonne : Arvorig FM, Radio-Bro Gwened, Radio Kerne et Radio Naoned, puis en soirée à 21 heures. Elle sera ensuite proposée en podcast sur le site de Radio-Breizh.

Posté par Fanch Broudic à 22:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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