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Deux enseignants-chercheurs du Centre de recherche bretonne et celtique (CRBC) vont participer à compter de demain au colloque annuel qu’organisent les étudiants du département de celtique de l’université Harvard aux États-Unis pendant deux jours. Le "Harvard Celtic Colloquium" en anglais.

Si j’en crois la présentation qu’ils en font sur leur site, le colloque concerne les étudiants et les universitaires d’Amérique du Nord, d’Irlande, de Grande-Bretagne et d’Europe. Curieuse formulation, car l’Irlande et la Grande-Bretagne se situent aussi en Europe, non ? Mais il est vrai qu’à Harvard, on s’intéresse surtout aux langues et cultures celtiques d’outre-Manche : Irlande, Écosse, Pays de Galles et Cornouaille. Sur la trentaine de communications annoncées sur les deux journées, seules trois concernent le domaine breton.

  • L’une sera présentée par Joe Wolf, sur les gloses en vieux breton dans leur contexte juridique. Joe Wolf est lui-même un doctorant en histoire et études celtiques de l’université Harvard.
  • Nelly Blanchard interviendra samedi sur Studi var an astrou (1848), le premier texte scientifique rédigé en breton. Elle posera la question : existe-t-il un breton des Lumières ?
  • Yves Coativy s’exprimera pour sa part sur la langue bretonne au Moyen-Âge, sa perception et son explicitation.

Tous deux enseignent à la Faculté Victor Segalen, à l’Université de Bretagne occidentale (Brest).

Les organisateurs du colloque de Harvard annoncent vouloir traiter de tous les aspects concernant les langues celtiques, leurs littératures et leurs cultures, quelle que soit leur époque. Mais rituellement, c’est de l’histoire et de l’état ancien de ces langues qu’il est surtout question lors de ce rassemblement annuel. C'est parfaitement légitime et respectable. Mais qui sait ? Lors du 40e anniversaire du colloque en 2020, on parlera peut-être aussi de leur état présent ?