Goristes-1

L'armada de Brest 2016 s'est transportée vers Douarnenez il y a déjà quelques jours. Mais les fêtes maritimes ce ne sont pas que des bateaux, ce sont aussi des fêtes de la musique. On y annonçait 1 500 musiciens, 160 groupes, des sons du monde entier et des voix de Bretagne, des fanfares (voir message précédent) et des chants de marins (comment y échapper ?) Je n'ai vu et entendu qu'une infime partie de tout ce qui était proposé.

Goristes-4     Goristes-3 Goristes-6

 

Goristes-5   Goristes-7 

Goristes-8

Les Goristes étaient un incontournable. Ils se sont produits sur la grande scène : il leur fallait bien ça, vu toute la place qu'ils occupent. En plus, ils ont de la voix pour se faire entendre. Leur répertoire est bien connu : Brest, rien que Brest (enfin, presque…). Ils ne chantent pas en breton, ne vous y attendez, mais le brestoâ (soit le parler brestois) est là et bien là.

Le genre est également bien identifié, caustique à souhait, tant pis pour les autorités et pour les institutions : la Marine nationale avait tiqué à leurs débuts pour une chanson plus gouailleuse que revendicative, "La Penfeld aux Brestois" (devenue en partie réalité depuis), avant qu'un amiral ne les invite très officiellement à la Préfecture maritime. Les ouvriers de l'arsenal (ceux d'avant comme ceux d'aujourd'hui) en entendent aussi de toutes les couleurs. De l'humour à la brestoise à la tonne, trivial quand il le faut, avec des blagues parfois un peu faciles. Mais ça marche, la gestuelle y contribue, et le public en redemande. Les Brestois, c'est ça ! Vrai. Et les autres aiment bien.

Paddy and Murphys-1    Paddy and Murphys-2

Chanter plein Sud, au plus chaud de l'après-midi, ce n'est sûrement pas un rêve d'artiste. Paddy and Murphy (l'appellation est assez connotée tout de même, mais ce doit être un clin d'œil) l'a expérimenté à ses dépens dimanche dernier sur ce qui n'était pas vraiment à ce moment-là une guinguette à la Pointe de la rose. Pas un spectateur sur la pelouse sous le soleil, juste quelques-uns assis à l'ombre sur les côtés.

Le chanteur et musicien ne manque pourtant pas de punch : un répertoire un peu "comme dans les pubs d'Irlande", une bonne voix, une boîte à rythme, des annonces en anglais parfois pour faire couleur locale, ça fonctionne. Mais si l'on cherche sur internet, on apprend qu'ils sont deux habituellement, l'un d'origine bretonne, l'autre sarthoise. À Brest il n'y en avait qu'un sur scène : Paddy ou Murphy ? Le groupe est apparemment basé dans l'ancienne région Centre.

Allumés du bu bidon-1   Hermione-1

J'ai découvert les Allumés du bidon sous la tour Tanguy, avec le pont de Recouvrance en arrière-plan, pas très loin de L'Hermione. Et par la même occasion le steel-drum. Vous ne connaissiez pas non plus ? Ça n'a rien à voir avec Les tambours du Bronx et autres avatars. Il s'agit en fait d'une musique de percussion mélodique et acoustique, originaire de Trinidad et Tobago dans les Antilles.

Mais c'est en Mayenne, à Louvergné, qu'est basé ce groupe d'une trentaine de musiciens et qui a fait sien ce qu'il présente comme le dernier instrument acoustique inventé au monde. Leur instrument ? Des barils de pétrole, dont le couvercle est travaillé de manière à produire des notes. Assez bluffant, dynamique en tout cas.

Polynésie-1

La Polynésie était très fortement représentée à Brest 2016, par des stands d'artisanat, de tatouage, de découverte de leurs produits, notamment la vanille et les cultures de perles. Et bien sûr de la culture polynésienne.

Je suis passé devant la scène où se produisait un groupe de musiciens polynésiens au moment précis où le chanteur, au centre en chemise bleue, a tenu à dédier le morceau qu'il allait interpréter à la mémoire des victimes de l'attentat de Nice, et particulièrement aux enfants. L'émotion était forcément là.