J'ai reçu il y a quelques jours un message de Martine m'annonçant que sa "petite maman bretonne" venait de décéder. Elle voulait savoir comment écrire la phrase suivante dans sa langue :

  • Ma petite maman chérie, je ne t'oublierai jamais, je t'aime.

Je lui ai proposé la traduction suivante :

  • Va mamm vihan muia-karet, n'ankouain biken ahanout, kared a ran ahanout.

Martine, qui n'a jamais vécu en Bretagne, envisage maintenant de se faire tatouer cette phrase "pour l'avoir jusqu'à la fin de [ses] jours". Elle m'a également transmis un texte sur sa maman et sur son tablier bleu et elle m'autorise à le publier. Je trouve ce texte très juste.

  • Maman était une bonne personne. Je me souviens, enfant : devant la maison, elle attendait notre retour de l'école, portant toujours son tablier bleu, long, à petits pois blancs.
  • Ce tablier servait à tout. Il protégeait sa robe parme à fleurs bleues (jamais rouges). Pour une chute sur nos genoux, il essuyait nos larmes. Dedans, elle pouvait transporter pommes de terre, choux et petits pois, tous les légumes du potager.
  • Son tablier servait à tout : ses poches étaient pour nous des coffres aux trésors pleins de charmes. Nous étions huit enfants. Il tenait le rôle du soufflet pour la vieille cuisinière à bois. Et si le temps devenait plus froid, elle s'emmitouflait les bras. C'était encore pour elle un gant pour sortir la tarte au sucre du four, hum !!!
  • Son tablier servait à tout...