Marina Nosacheva (6 sur 4)

Marina Nosacheva, étudiante en master à Saint-Pétersbourg, vient de séjourner un mois à Brest, pour travailler sur le mémoire de master qu’elle doit présenter d’ici l’été prochain sur les minorités linguistiques en Europe. Elle s’intéresse plus particulièrement à la promotion des langues et cultures minoritaires.

L’étudiante russe a choisi de mener une étude comparative sur la situation du breton, du frison et du sorabe. Après un premier séjour en Allemagne, elle est donc venue à Brest, où elle a pu tirer parti du fonds documentaire du Centre de recherche bretonne et celtique. Elle a rencontré des universitaires et des étudiants, ainsi que des enseignants bilingues et parents d'élèves du primaire et du secondaire. Le 9 février, elle a découvert qu'on manifestait en Bretagne pour réclamer une chaîne publique bilingue.

C'est la politique linguistique menée à l'égard du breton, tant au niveau de l'État qu'à celui de la région, qui constituait l'un des principaux points sur lesquels Marina Nosacheva a centré sa recherche. Elle voulait savoir en particulier s'il est possible d'inverser le changement linguistique en cours en Basse-Bretagne et qu'elle est l'image du breton dans la société. Elle a également étudié divers aspects plus proprement linguistiques de l'évolution de la langue bretonne, au regard de la néologie et de la formation de nouveaux termes.

Le plus surprenant est que l'étudiante Saint-Pétersbourgeoise a prévu de rédiger son mémoire en… anglais. Le russe n'est pourtant pas  lui-même en voie de minoration…