Ce message, c'est celui que nous entendons bien trop souvent au téléphone, avant d'être orienté depuis le standard vers le bon interlocuteur. Eh bien, diverses structures (mairies, collectivités, sociétés…) souhaitent aujourd'hui que leur message d'attente soit formulé non seulement en français, voire en anglais, mais aussi en breton.
C'est ce que m'expliquait il y a quelques jours un responsable clientèle de la société ATS, un studio d’enregistrement basé à Lyon et spécialisé dans les messages d’attente. Ils recherchaient une personne (voix féminine de préférence et équipée d’un micro – mais oui !), intéressée "pour incarner la langue bretonne" (tâche bien ardue, si on y réfléchit bien) en procédant à des enregistrements de messages. Le mail précisait que la prestation serait rémunérée.
Toute vérification faite, ATS aligne depuis 1985 les experts, les studios numériques, les milliers de clients en référence, et j'en passe. En quelques heures, le contact était pris et les messages enregistrés.
La traduction bretonne semble avoir été préalablement établie par une structure officielle. Elle était globalement satisfaisante. On peut toujours penser qu'il aurait fallu retravailler telle ou telle formulation pour tenir compte du breton local. Mais ceci est un autre débat.
Toujours est-il qu'il ne faudra sans doute plus attendre bien longtemps pour qu'en téléphonant à la mairie d'une ville qui se présente comme un lieu de rendez-vous culturel incontournable en centre-Bretagne, vous soyez désormais accueilli par "Demat deoc'h", ou par "Trugarez deoc'h da c'hortoz ur pennadig…" Même si vous ne savez pas le breton, vous le devinerez quand vous l'entendrez.
Pour en savoir plus : http://www.ats-studios.com/